Qu’est-ce que la banque 4.0. ?
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Qu’est-ce que la banque 4.0. ?

Article de MoneyStore.be, publié le 29 avril 2021 par L. de L.

Qu’est-ce que la banque 4.0. ?

Le secteur bancaire est soumis à de fortes pressions. La pandémie du Covid-19 a, par ailleurs, accéléré sa mutation. Dans cet environnement, les banques doivent faire face à des facteurs disruptifs qui les contraignent à évoluer. « Il y a, d’une part, les nouveaux entrants sur le marché bancaire. On fait référence ici aux FinTechs et aux néo-banques. C’est le plus gros défi que les banques distinguent.

Ensuite, il y a les incertitudes économiques. Ces dernières ont été d’autant plus frappantes avec la crise du Covid-19 », note Robert van der Eijk Managing Director chez Capgemini. En effet, les confinements à répétition et les conséquences économiques et financières de la crise sanitaire ont engendré des bouleversements et des incertitudes d’une ampleur inédite.

En marge de ces défis, les banques doivent aussi tenir compte des changements fréquents dans le paysage régulatoire. De plus, les comportements des clients évoluent beaucoup plus rapidement. Toutes ces mutations impliquent alors une évolution des technologies au sein des banques à un rythme plus soutenu. Les coûts liés aux adaptations ne cessent de croître alors que les marges se réduisent dans un contexte de taux d’intérêt au plancher.

 

De la banque 2.0 à la banque 4.0.

Dans ce contexte, les banques sont contraintes de passer d’un modèle digital à celui de la banque 4.0. On parle aussi du modèle Open X et on fait référence au thème BaaS pour « banking as a service ». Mais qu’entend-on par banque 4.0. ? Au départ, les banques, que l’on qualifie de 1.0., sont les banques universelles traditionnelles qui produisent et vendent des services bancaires à leurs clients. On pourrait les qualifier de « banques de papa » ou même de « bon-papa ». Après la crise financière, on est ensuite passé à un modèle de banque 2.0. avec une régulation beaucoup plus stricte.

« Aujourd’hui, avec l’open banking, nous passons à l’ère de la banque 3.0. », note Robert van der Eijk. Pour rappel, l’open banking se base sur la directive PSD2. Cette directive offre la possibilité aux clients des banques (particuliers et entreprises) d’autoriser une partie tierce qui n’est pas la banque à gérer leurs finances ou à avoir accès à leurs données financières. C’est déjà une réelle révolution pour les banques qui sont contraintes, si les clients le souhaitent, d’ouvrir leurs données à d’autres acteurs.

Mais l’évolution des services bancaires franchit encore un nouveau pas avec la banque numérique qui offre une expérience sans faille. On parle de banque 4.0. ou d’Open X.

 

Plus que des services bancaires

Les banques sont alors amenées à fournir des services beaucoup plus étendus. « Dans ce contexte, la banque fait partie d’un écosystème où l’échange de ressources et de données favorise l’innovation pour offrir une expérience client de qualité supérieure. On parle d’Open X lorsque les banques deviennent des facilitateurs et où la finance est invisiblement intégrée au mode de vie des clients », explique Robert van der Eijk. Il existe déjà ce genre de produits. Lorsqu’une banque vous informe en direct sur les buts marqués durant un match de foot, par exemple. Ou lorsqu’elle vous donne des informations concernant la mobilité.

Dans cet environnement les banques vont être contraintes de collaborer avec de nouveaux acteurs. On assiste déjà, en Belgique, au rapprochement de Belfius et Proximus, par exemple. Les banques créent de nouveaux produits et services qui ne sont pas forcément en lien avec leur métier de base. En innovant de la sorte, elles étendent leur base de clientèle. Elles diversifient leurs sources de revenus. « Selon une étude que nous avons réalisée, 71% des banques sont intéressées par un partenariat avec d’autres secteurs. Elles veulent offrir des produits et services au-delà de la banque. Mais elles doivent cerner qui sont les bons partenaires non bancaires disposant d’un canal omniprésent et d’une confiance adéquate de la part des clients », relève Robert van der Eijk.

 

Cours de yoga

Pour atteindre ces objectifs, les banques doivent également faire évoluer leurs API pour s’intégrer efficacement dans ces nouveaux écosystèmes. Les agences se transformeront en centres d’expérience client.  Elles joueront un rôle beaucoup plus large en partenariat avec d’autres acteurs économiques. « Les succursales ne limitent pas leurs services à la finance. Les banques offrent des produits et des services au-delà de la banque en s’appuyant sur les partenaires de leur écosystème. Elles s’efforcent d’impliquer les clients en organisant des événements, comme des séances de yoga, des concerts ou des conférences », précise Robert van der Eijk.

La banque 4.0 ou Open X est donc celle qui offrira à ses clients bien plus qu’un simple service bancaire. Avec le concept BaaS, ce secteur est à l’aube d’une nouvelle transformation.

 

Source : https://moneystore.be/2021/finance-questions/quest-ce-que-la-banque-4-0

 

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Yannick Chretien
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Robert van der Eijk
Robert van der Eijk
Executive Vice President, Managing Director Capgemini Invent Europe Cluster
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